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Le gaz naturel reprend à 43,20 €/MWh sur le marché de gros français : les raisons

Alain
Alain
septembre 25, 2026 6 min
Graphique montrant hausse prix energie avec courbe ascendante verte

Le prix du gaz vient de bouger, et ça se voit tout de suite sur les tableaux de bord des traders. Le PEG, le Point d’Échange de Gaz français, affiche désormais 43,20 €/MWh sur le marché de gros. Un niveau qui interroge tous ceux qui surveillent leur facture d’énergie à l’approche de l’hiver, alors que dans le Nord un rendez-vous obligatoire pour le gaz de ville avant octobre conditionne aussi le maintien du service.

Ce chiffre n’est pas anodin. Il traduit un rebond après plusieurs séances plus calmes, et il faut comprendre ce qui le motive avant de s’inquiéter ou de se rassurer trop vite.

Le gaz naturel à 43,20 €/MWh : où en est le marché de gros français ce jour

Sur le marché de gros, le contrat à terme M+1 (livraison le mois prochain) s’établit donc à 43,20 €/MWh. C’est ce niveau qui fait référence pour les acteurs professionnels et qui influence, avec un décalage, les prix payés par les consommateurs finaux. Les cotations Q+1 (trimestre suivant) et Y+1 (année suivante) évoluent dans des fourchettes proches, signe que le marché n’anticipe pas de rupture brutale à court terme.

Ce retour à 43,20 €/MWh s’inscrit dans une phase de reprise après une période où les cours avaient reflué. Les traders parlent d’un ajustement technique autant que d’une réaction à des données fondamentales : niveaux de stockage, températures annoncées, flux de gaz naturel liquéfié (GNL) arrivant dans les terminaux européens.

Pourquoi le PEG atteint ce niveau aujourd’hui : les facteurs explicatifs

Plusieurs éléments expliquent ce mouvement sur le cours du gaz. Le premier tient au stockage. Les niveaux de remplissage des réservoirs européens, bien qu’encore corrects pour la saison, progressent moins vite que les années précédentes, ce qui pousse les acheteurs à sécuriser des volumes plus tôt.

Le deuxième facteur relève de la géopolitique. Les tensions persistantes autour des routes d’approvisionnement en GNL, notamment entre l’Asie et l’Europe qui se disputent les mêmes cargaisons, maintiennent une prime de risque sur les prix. Chaque annonce liée aux exportations russes résiduelles ou aux capacités de production américaine se répercute quasi immédiatement sur le TTF néerlandais, référence pour l’ensemble du continent, et donc sur le PEG français qui lui est indexé.

Le troisième facteur est plus saisonnier : les prévisions météo pour les semaines à venir, avec des températures plus fraîches que la normale sur certaines régions, augmentent la demande anticipée pour le chauffage. Les traders intègrent ces éléments dans leurs positions, ce qui crée des mouvements parfois plus rapides que ne le justifierait la seule physique du marché.

Backwardation ou contango, un signal à surveiller
Quand les prix à court terme dépassent ceux à long terme, on parle de backwardation : le marché juge la tension actuelle plus forte que celle attendue plus tard. C’est ce schéma qui domine actuellement sur le PEG, un indice que la pression pourrait s’atténuer avec le temps plutôt que s’aggraver.

Ce que ça signifie pour votre facture de gaz

Facture de gaz avec chiffres et graphique de prix

Un prix de gros à 43,20 €/MWh ne se traduit pas instantanément sur une facture de gaz, même si, en cas d’impayé, la nouvelle obligation d’intervention des services sociaux avant coupure d’énergie change la donne pour les foyers en difficulté. Les fournisseurs achètent leur gaz naturel à l’avance, souvent plusieurs mois avant la livraison, et répercutent ces coûts avec un décalage variable selon les contrats.

Pour un client en prix fixe, ce mouvement du marché de gros n’a aucun effet immédiat : le tarif négocié reste valable jusqu’à l’échéance du contrat. Pour un client en prix indexé, en revanche, les variations du PEG se répercutent plus rapidement, généralement avec un mois ou deux de retard, selon la formule retenue par le fournisseur.

La Commission de régulation de l’énergie publie chaque mois un prix repère qui sert de boussole. Ce prix repère CRE reflète le coût d’approvisionnement moyen des fournisseurs sur le marché de gros, lissé sur plusieurs mois pour éviter les effets de yo-yo. C’est cet indicateur, plus que le cours quotidien du jour, qui donne une image fidèle de ce que paiera réellement un foyer.

Type de contrat Effet du prix de gros Délai de répercussion
Prix fixe Aucun impact immédiat Jusqu’au renouvellement
Prix indexé Répercussion progressive 1 à 2 mois environ
Prix repère CRE Moyenne lissée Mise à jour mensuelle

Quelle tendance pour les prochains mois : hausse ou baisse à venir

La question qui intéresse tout le monde reste celle de la trajectoire pour l’hiver 2026-2027. Les cotations Q+1 et Y+1 sur le marché de gros donnent des indices, sans certitude absolue. À ce jour, elles ne montrent pas de flambée programmée, mais plutôt une stabilisation autour des niveaux actuels, sous réserve d’un choc géopolitique ou climatique majeur.

Les arrivées de GNL restent le principal facteur d’apaisement possible : plus les terminaux européens reçoivent de cargaisons, moins la tension sur les prix se maintient. À l’inverse, un hiver rigoureux combiné à une baisse des stocks accélérerait le mouvement inverse. Les traders ajustent leurs positions au jour le jour, ce qui explique la volatilité que l’on observe sur le cours du gaz depuis plusieurs semaines.

Comprendre le fonctionnement du marché de gros et le prix repère de la CRE

Traders analysant graphiques de prix gaz sur ecrans

Le marché de gros du gaz fonctionne comme une place d’échange où fournisseurs, producteurs et traders négocient des contrats à terme. Le PEG constitue le point de référence pour la France, connecté aux grandes plateformes européennes comme le TTF. Les prix qui y circulent (M+1, Q+1, Y+1) correspondent à des échéances de livraison différentes, ce qui permet aux acteurs de se couvrir contre les variations futures.

GRDF, gestionnaire du réseau de distribution, n’intervient pas dans la fixation des prix mais assure l’acheminement physique du gaz naturel jusqu’aux compteurs. Le prix repère publié par la CRE, lui, synthétise l’ensemble de ces coûts d’approvisionnement pour donner une indication mensuelle du tarif de référence, utile pour comparer les offres des différents fournisseurs présents sur le marché français.

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Blogueur spécialisé en immobilier et business
Alain partage son expertise en immobilier et entrepreneuriat à travers des articles pratiques et des conseils pour développer son activité. Il accompagne ses lecteurs dans leurs projets d'investissement et de création d'entreprise avec une approche basée sur l'expérience.
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