Avant de s’installer à Martigues ou d’y investir dans l’immobilier, mieux vaut savoir où se situent les zones à surveiller. Entre quartiers populaires marqués par la précarité, secteurs industriels bruyants et coins résidentiels très recherchés, la ville présente des visages très différents selon les rues.
À Martigues, les quartiers sensibles les plus souvent cités sont Paradis Saint-Roch, Canto Perdrix et Mas de Pouane, tous trois classés en QPV (quartier prioritaire de la politique de la ville). S’ajoutent les zones industrielles de Lavéra et Les Laurons, concernées par des nuisances liées à la pétrochimie plutôt que par la délinquance. Notre-Dame des Marins figure également parmi les secteurs à examiner de près avant de s’y installer.
Quels quartiers de Martigues sont considérés comme sensibles ?
Martigues compte plusieurs quartiers sensibles reconnus officiellement par l’État au titre de la politique de la ville. Paradis Saint-Roch, Canto Perdrix et Mas de Pouane sont classés en QPV, ce qui signifie que leur population dépasse un seuil de pauvreté défini nationalement et bénéficie de dispositifs de rénovation urbaine et d’aides sociales spécifiques.
Ces trois quartiers concentrent une part importante des difficultés sociales de la commune : chômage plus élevé que la moyenne, habitat vieillissant, parfois dégradé, et un cadre de vie qui a souffert du désinvestissement progressif. Cela ne signifie pas que tout y est problématique, mais les statistiques de précarité y sont nettement supérieures au reste de la ville.
Les chiffres de la sécurité à Martigues : que disent les statistiques ?
Les statistiques sécurité disponibles pour Martigues montrent un taux de délinquance globalement supérieur à la moyenne des communes de taille comparable en France, sans pour autant atteindre les niveaux observés dans les grandes métropoles. Les atteintes aux biens (cambriolages, vols de véhicules) restent la catégorie la plus représentée, suivies par les dégradations et quelques faits de violence urbaine concentrés dans les secteurs QPV.
La comparaison nationale place Martigues dans une position intermédiaire : ni particulièrement épargnée, ni parmi les villes les plus touchées de la région. L’insécurité perçue par les habitants varie fortement selon le quartier, ce qui explique les écarts de réputation entre le centre historique, très prisé, et certains secteurs périphériques plus délaissés.
| Quartier | Type de risque principal | Niveau |
|---|---|---|
| Paradis Saint-Roch | Délinquance, précarité | Élevé |
| Canto Perdrix | Incivilités, habitat dégradé | Modéré |
| Mas de Pouane | Tensions sociales | Modéré |
| Lavéra / Les Laurons | Pollution, nuisances industrielles | Modéré |
| Notre-Dame des Marins | Précarité ponctuelle | Faible |
Paradis Saint-Roch, Canto Perdrix et Mas de Pouane : pourquoi ces noms reviennent

Paradis Saint-Roch revient systématiquement dans les discussions sur les zones à risque de Martigues. Ce quartier concentre logements sociaux, taux de chômage élevé et quelques points de vente de stupéfiants identifiés par les forces de l’ordre, ce qui alimente un sentiment d’insécurité chez certains riverains, même si la réalité quotidienne reste plus nuancée que sa réputation.
Canto Perdrix et Mas de Pouane suivent une logique similaire, avec une intensité un peu moindre. On y trouve un habitat social vieillissant, des espaces communs parfois négligés et des incivilités récurrentes, mais pas de phénomènes de violence généralisée. Ces quartiers bénéficient néanmoins de programmes de rénovation urbaine qui commencent à porter leurs fruits sur le cadre de vie.
Lavéra et Les Laurons : le poids de l’industrie et de la pollution
Lavéra et Les Laurons ne posent pas de problème de délinquance particulier, mais plutôt un problème environnemental. Leur proximité directe avec le complexe pétrochimique de l’étang de Berre génère des nuisances industrielles constantes : odeurs, bruit permanent des installations, trafic de poids lourds et risques technologiques liés au classement Seveso de plusieurs sites.
La pollution atmosphérique y est mesurée régulièrement par les organismes de surveillance de la qualité de l’air, avec des pics de dioxyde de soufre ou de particules fines plus fréquents que dans le reste de l’agglomération. Ces quartiers restent néanmoins habités, souvent par des familles de salariés de l’industrie, mais ils ne conviennent pas à ceux qui recherchent la tranquillité résidentielle.
Le classement Seveso, une donnée à vérifier avant l’achat
Plusieurs installations autour de Lavéra sont classées Seveso seuil haut. Ce statut impose des plans de prévention des risques technologiques (PPRT) qui peuvent limiter certains projets de construction ou d’extension dans le secteur.
Quels quartiers privilégier pour plus de tranquillité ?
Pour un cadre de vie plus calme, plusieurs secteurs de Martigues offrent une alternative crédible aux zones les plus exposées. Le centre historique de Martigues, surnommé la « Venise provençale », attire pour son cachet et sa vie de quartier animée sans les problématiques de sécurité rencontrées ailleurs. Ferrières et La Couronne, plus résidentiels, séduisent les familles en quête de calme et de proximité avec la nature.
L’Île et Jonquières constituent également des quartiers à privilégier, à condition de vérifier leur distance par rapport aux installations industrielles. Ces secteurs bénéficient généralement d’un meilleur entretien des espaces publics et d’une mixité sociale plus équilibrée, deux facteurs qui pèsent directement sur la qualité de vie au quotidien.
Quel impact sur le prix de l’immobilier ?

Le prix immobilier à Martigues varie fortement selon la localisation. Les biens situés à Paradis Saint-Roch ou Canto Perdrix affichent des tarifs nettement inférieurs à la moyenne communale, ce qui peut séduire les investisseurs cherchant un rendement locatif intéressant, mais implique aussi une revente plus difficile et une valorisation plus lente dans le temps.
À l’inverse, le centre historique et les quartiers résidentiels comme Ferrières affichent des prix plus soutenus, reflet direct de leur attractivité et de leur sécurité perçue. Avant tout achat, comparer les prix au mètre carré quartier par quartier reste le réflexe le plus fiable pour évaluer le rapport entre coût et cadre de vie réel.