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Assurance étudiants, abattement sur les donations : trois nouveautés à retenir

Mains tenant formulaires assurance sur table claire

Une rentrée étudiante coûte cher, et beaucoup de familles s’y préparent en aidant leurs enfants ou petits-enfants. Deux sujets se croisent alors : la couverture santé du jeune et la manière de lui transmettre de l’argent sans payer d’impôt, un thème déjà traité dans notre point sur les dons en famille et le barème de l’impôt. Voici les trois points à garder en tête, avec les montants utiles et un exemple chiffré.

Ce que la loi de finances 2026 change, et ce qu’elle laisse en place

Les débats budgétaires de l’automne 2025, notamment au Sénat, ont remis la fiscalité des donations et la protection sociale des jeunes au centre de la discussion. Dans ce type de texte, il faut distinguer les montants de référence, qui structurent toute transmission, des ajustements votés au fil des amendements. Avant de signer chez le notaire ou de souscrire un contrat, comparez toujours vos chiffres avec le texte publié au Journal officiel.

Nouveauté 1 : les abattements sur les donations, les montants à connaître

Chaque donateur dispose d’un abattement fiscal par bénéficiaire, qui se reconstitue tous les quinze ans. Tant que la donation reste sous ce plafond, les droits de donation sont nuls. Au-delà, le barème progressif s’applique sur la part excédentaire.

Lien entre donateur et donataire Abattement de référence Renouvellement
Parent vers enfant 100 000 € 15 ans
Grand-parent vers petit-enfant 31 865 € 15 ans
Arrière-grand-parent vers arrière-petit-enfant 5 310 € 15 ans
Don familial de sommes d’argent (cumulable) 31 865 € 15 ans

Le don familial d’argent est une exonération à part, qui s’ajoute à l’abattement classique. Elle suppose un donateur de moins de 80 ans et un donataire majeur, ce qui correspond bien à la situation d’un étudiant. Un grand-parent peut ainsi transmettre jusqu’à 63 730 € à un petit-enfant majeur sans droits, en cumulant les deux dispositifs.

150 000 € donnés à un enfant : ce que cela coûte

Après l’abattement de 100 000 €, il reste 50 000 € taxables. Le barème s’applique par tranches : 5 % jusqu’à 8 072 €, 10 % jusqu’à 12 109 €, 15 % jusqu’à 15 932 €, puis 20 %. Les droits de donation s’élèvent alors à environ 8 200 €. Avec 100 000 € seulement, la note tombe à zéro.

Nouveauté 2 : l’assurance étudiants, ce qui compte à la rentrée

Jeune etudiant avec carte vitale et documents

Côté couverture santé, l’étudiant reste rattaché à la sécurité sociale, sans cotisation dédiée depuis la fin du régime étudiant. Il conserve sa carte Vitale, avec un rattachement à un parent ou à son propre dossier selon sa situation. Le point à ne pas rater est l’inscription auprès de la CVEC, la contribution de vie étudiante et de campus, dont l’attestation est réclamée pour finaliser l’inscription. Son montant, d’une centaine d’euros (105 € en 2025-2026), est revalorisé chaque année, et les boursiers en sont exonérés.

La sécurité sociale ne rembourse qu’une partie des soins, d’où l’intérêt d’une mutuelle étudiante, autre poste de dépense à anticiper aux côtés du tarif des repas étudiants à 1 euro. Comparez les garanties plutôt que le prix seul : optique, dentaire et psychologue pèsent lourd dans le budget d’un jeune. Si les ressources sont limitées, la complémentaire santé solidaire peut couvrir l’essentiel à moindre coût. N’oubliez pas non plus l’assurance habitation et la responsabilité civile, obligatoires dès qu’on loue un logement.

Nouveauté 3 : la déclaration et le suivi des donations

Troisième réflexe, moins spectaculaire mais décisif : déclarer la donation. Un don d’argent exonéré doit en principe être déclaré à l’administration fiscale, dans le mois qui suit, via le formulaire dédié, disponible en ligne sur le service public. Cette formalité est gratuite et protège le donataire, car elle fixe la date de départ du délai de quinze ans.

Pour un montant important, un bien immobilier ou une donation avec conditions, le passage devant un notaire reste la voie la plus sûre, notamment pour choisir entre une donation simple ou donation-partage. Ce dernier calcule les droits, vérifie les donations antérieures et sécurise la transmission. En cas de succession future, le fisc reconstitue en effet les dons des quinze dernières années, ce qui rend la traçabilité indispensable.

Ce qu’il faut retenir et qui est concerné

Les familles qui aident un étudiant sont les premières concernées : parents, grands-parents, mais aussi oncles et tantes, avec des abattements plus faibles. Pour les jeunes eux-mêmes, l’essentiel se joue à l’inscription : CVEC réglée, sécurité sociale à jour, mutuelle choisie avec soin.

Pour les donateurs, la règle est simple : répartir les dons dans le temps, cumuler abattement et don familial, puis déclarer chaque opération. Une donation bien préparée en 2026 peut être renouvelée quinze ans plus tard, ce qui ouvre de vraies marges de manœuvre pour une transmission étalée. Avant d’agir, confirmez les montants en vigueur auprès de votre notaire ou sur le site officiel de l’administration fiscale.

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Article publié par la rédaction de Affaires & Futur.

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