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Pourquoi 7 Français sur 10 anticipent une baisse de pouvoir d’achat

Alain
Alain
septembre 17, 2026 5 min
Personne assise comptant des pieces de monnaie diminuantes

Sept sur dix. C’est la proportion de Français qui s’attendent, dans les prochains mois, à voir leur pouvoir d’achat se dégrader encore un peu plus. Ce chiffre, tiré des derniers baromètres sur le sujet, ne surprend plus grand monde tant l’inquiétude s’est installée durablement dans les foyers depuis la vague d’inflation des dernières années.

Derrière ce pourcentage, il y a des choix très concrets : moins de viande dans le caddie, des vacances repoussées, un chauffage qu’on hésite à allumer. Le pessimisme n’est plus une opinion abstraite, il se traduit chaque jour dans les arbitrages du quotidien.

7 Français sur 10 anticipent une baisse de leur pouvoir d’achat : état des lieux

Le dernier baromètre Cofidis sur le pouvoir d’achat confirme ce que d’autres enquêtes, comme celles menées par Elabe, pointaient déjà : la confiance ne revient pas. Environ 70 % des personnes interrogées jugent que leur situation financière va se détériorer dans les six à douze prochains mois, un niveau proche des pics observés au plus fort de la crise inflationniste.

Ce sondage révèle aussi un détail marquant, à retrouver dans notre article sur le découvert bancaire et le barème de l’impôt : un quart des Français se retrouve régulièrement à découvert bancaire, souvent autour du 17 du mois, bien avant la prochaine paie. En moyenne, il manquerait environ 512 euros par mois pour boucler sereinement le budget familial. Ces chiffres donnent une réalité très concrète à ce sentiment de précarité qui s’installe.

L’inflation, même ralentie par rapport à ses pics passés, continue de peser sur les prix du quotidien : alimentation, énergie, et surtout ce poste logement qui représente déjà près d’un tiers du budget des ménages français. Les Français ont retenu la leçon des dernières années et anticipent désormais le pire par prudence, même quand les indicateurs macroéconomiques s’améliorent légèrement.

Une inquiétude qui touche toutes les classes sociales

Ce qui frappe dans ces enquêtes, c’est l’ampleur transversale du phénomène. La pression budgétaire ne concerne plus seulement les foyers modestes : la classe moyenne exprime elle aussi une inquiétude grandissante, parfois plus vive encore, car elle se sent prise en étau entre des revenus jugés insuffisants et des aides sociales dont elle ne bénéficie pas.

Les catégories les plus précaires restent évidemment les plus exposées, avec des taux de pessimisme dépassant parfois les 80 %. Mais le fait que des cadres et des professions intermédiaires expriment le même type d’appréhension montre que l’inquiétude sur le pouvoir d’achat s’est banalisée à tous les étages de la société française.

Arbitrages et renoncements au quotidien : alimentation, loisirs, chauffage

Panier d'épicerie avec légumes et produits bon marche

Face à cette pression, les ménages ajustent leurs habitudes. Les courses alimentaires sont le premier poste touché : on remplace la viande par des protéines moins coûteuses, on réduit la consommation de poisson jugé trop cher, on surveille les quantités achetées pour limiter le gaspillage comme les dépenses.

Les loisirs et les vacances arrivent juste derrière dans la liste des renoncements. Partir moins souvent, choisir des destinations plus proches, annuler un abonnement à une salle de sport ou une sortie au restaurant : ces petits sacrifices s’accumulent et finissent par peser sur le moral autant que sur le portefeuille. Le chauffage n’échappe pas non plus à ces coupes, certains foyers préférant enfiler un pull supplémentaire plutôt que de voir la facture d’énergie s’envoler (un phénomène amplifié dans le chauffage collectif où la consommation du voisin fait grimper votre facture).

Le chiffre qui résume la situation : un quart des Français déclare finir régulièrement le mois à découvert, avec un manque estimé à environ 512 euros pour vivre sans contrainte jusqu’à la prochaine paie.

Les stratégies d’adaptation face à la pression budgétaire

Pour absorber cette baisse ressentie du pouvoir d’achat, les Français développent des réflexes devenus presque automatiques. La chasse aux promotions s’est généralisée, tout comme le recours aux marques distributeur plutôt qu’aux marques nationales, réputées plus chères pour une qualité jugée équivalente par une majorité de consommateurs.

Les applications de comparaison de prix, les listes de courses optimisées pour éviter les achats impulsifs, ou encore le recours accru aux dates limites de consommation optimale pour profiter de rabais font désormais partie du quotidien de nombreux foyers. Se serrer la ceinture n’est plus une exception mais une norme durablement installée dans les habitudes de consommation.

Ce mouvement s’accompagne aussi d’un report de certains achats non essentiels : électroménager, équipement de la maison, voiture. Beaucoup préfèrent attendre une période de soldes ou une promotion ciblée plutôt que de payer plein tarif, quitte à faire durer un appareil vieillissant quelques mois de plus.

Ce que montrent ces différentes enquêtes, c’est une France qui a intégré l’incertitude économique comme une donnée structurelle plutôt que conjoncturelle. Le pessimisme mesuré par ces baromètres traduit moins une panique ponctuelle qu’une lassitude face à des années de pression budgétaire continue, où chaque amélioration statistique tarde à se ressentir dans le portefeuille des ménages.

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Alain

Blogueur spécialisé en immobilier et business
Alain partage son expertise en immobilier et entrepreneuriat à travers des articles pratiques et des conseils pour développer son activité. Il accompagne ses lecteurs dans leurs projets d'investissement et de création d'entreprise avec une approche basée sur l'expérience.
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